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Démystifions un peu les réseaux sociaux.

Le réseau social comme entité web explose. La conscience publique le conçoit aujourd’hui comme une innovation, une révolution, une atomisation.

Je suis bien placé pour le savoir : je vends (ou j’essaie de vendre) chaque jour ses potentiels à mes clients ou prospects.

Toutefois, je rencontre également chaque jour une forme de résistance.

Réseaux sociaux et décalage

Les réseaux sociaux, c’est un fait, apparaissent comme un mal aujourd’hui nécessaire mais totalement abscons aux yeux de mes interlocuteurs, qui sont le plus souvent de ma génération (oui, je suis vieux… pour mon métier du moins), et des précédentes.

Ils parlent le langage de LEUR génération et croyez-moi, Facebook y tient une place très relative. Ils sont chefs d’entreprise, avocats, médecins, politiques, consultants, etc. Ils « devraient » savoir… Ils « devraient » comprendre… Et pourtant, ils ne savent pas, ne comprennent pas et pire, ô crime, ils s’en foutent : ça n’est pas leur culture.

Or je crois pour ma part que ce qui se produit sur les réseaux sociaux est absolument ancré dans la culture de toutes et tous.

Le réseau social est pourtant bien calé

Ce billet s’adresse autant à mes confrères (pour une apologie de la simplification) qu’à mes prospects : non, le réseau social n’est pas un monde parallèle et révolutionnaire !

Le réseau social est un OUTIL révolutionnaire.

Il explose les codes et usages, modifie pour partie le rapport au monde et  aux objets (oui oui) mais bien souvent, il nous permet de faire… ce que nous avons toujours fait. Seule change la manière.

Il existe un étonnant décalage entre la vision fantasmée que l’on rencontre souvent dans le grand public, notamment chez les décideurs, et les réalités des réseaux sociaux : ce que c’est réellement et, finalement, quoi de neuf à l’horizon ?

Le fantasme brouille les pistes et complexifie considérablement l’appréhension du phénomène. On est  sorti du cadre, certes… mais le cadre est toujours là : nous sommes des hommes et des femmes et globalement, nos besoins ont peu changé.

Tout ce qui nous concerne peut être transposé dans une réflexion relative à ces derniers, et donc comprise et maîtrisée.

Ne lâchez pas la rampe, elle n’a pas bougé

Cette problématique me concerne de près car elle me confronte souvent au constat suivant au cours d’entretiens :

Je ne comprends rien à ces histoires de réseaux sociaux…


En clair : je suis largué, j’ai lâché la rampe.

rampe

Ne lâchez pas la rampe, vous l’avez dans la main

Pourtant la rampe est toujours bien là, à hauteur de main. Elle a juste changé d’apparence.

Très souvent les donneurs d’ordre ne comprennent pas ce que l’on fait. Dès lors, l’inconfort est palpable : il faut payer « à l’aveugle », autant dire sauter dans le vide.

Inquiétude, angoisse, stress, insomnies.

… … Si mon client dort mal, je dors mal, avait pour coutume de me dire mon grand-père.

Alors comment soigner nos insomnies communes ?

 

Les réseaux sociaux transplantent sur le web des phénomènes pré-existants

Je parlais plus haut de résistance. Je pensais au phénomène de résistance au changement (pour en savoir plus sur la résistance au changement, je vous renvoie à Wikipedia pour une définition light et à mon avis un peu incomplète, et ici pour quelque chose de plus fouillé).

Plutôt que de se confronter à cette résistance en adoptant un discours ultra-novateur qui en substance signifie à nos interlocuteurs que « leur » Monde a fait son temps, peut-être pourrions-nous leur donner les repères pour retrouver la rampe.

Je crois que chaque situation proposée sur les réseaux sociaux correspond, si on extrapole un peu, à une situation préexistante et mieux connue.

Le concept même de réseau social n’a pas été créé par Facebook. Je sais c’est horrible, on ose à peine y croire.

Les “réseau sociaux du web” sont, ni plus ni moins, l’équivalant des réseaux physiques qui ont toujours existé et s’entremêlent : réseaux d’influence  (Francs-maçons, Rotary, …), amicales sportives, réseaux d’entrepreneurs, réseaux politiques et/ou religieux, groupements d’ouvriers, etc.

Ils sont intimement liés à la structure même de nos sociétés et à des besoins intrinsèques : communauté d’intérêts, co-construction, partage, échange, entraide, etc.

Désincarnons le concept de façon schématique :

reseaux-sociaux

 

… Haha, j’ai replacé le concept de systémique, je suis un obsédé de la systémique.

Bon, je vous concède que c’est un peu simpliste mais :

  1. C’est fait avec Google Doc
  2. Voilà.

Ce schéma pourrait tout aussi bien représenter un “réseau social web” qu’un “réseau social physique.

Je ne vous parle même pas du concept de communauté : j’ai appris dernièrement avec une immense stupeur que là non plus, Facebook n’a rien inventé !

Au regard des cultures et usages de nos sociétés, « ces histoires de réseaux sociaux » ne sont donc peut-être pas aussi révolutionnaires qu’elles voudraient le laisser croire, et je suis convaincu qu’il y a beaucoup à dire sur ce sujet.

J’ai poussé un peu le trait dans cet article car je pense que si trait il y a, il ne faut pas le tirer sur un jugement très blanc ou très noir : c’est le trait d’union d’une transition nuancée et pleine d’attrait que nous, professionnels du digital, devons traiter (… désolé pour ce trait d’humour bon marché, il est 4 heures du matin je ne contrôle plus rien).

J’ai réellement envie de développer cette problématique et je pense écrire d’autres articles à l’avenir. Si le sujet vous intéresse, cliquez ici pour vous inscrire à ma Newsletter et ne pas les manquer !


photo credit: steve lorillere via photopin cc

“Histoires” de réseaux sociaux
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